Defait2023
Défait aborde la maladie comme symptôme d’une dysbiose entre humain·es, micro-organismes et dispositifs techniques. Ici, le vivant est surexposé, la matière organique et le synthétique s’interpénètrent.
Les corps qui émergent de la surface picturale apparaissent fragmentés, partiels, révélant les failles et vulnérabilités d’un tout marqué par la défaillance. Par des effets de solarisation, le vide et l’éclat clinique des néons hospitaliers sont convoqués. Cette tension lumineuse agit comme une mise à nu : elle expose ce que le regard social tend à dissimuler. La peinture devient alors un espace d’exposition extrême, où le biologique et le numérique s’entrelacent, transformant les figures en artefacts de laboratoire.
En révélant ces corps en crise, Défait ouvre un champ de réflexion sur les fragilités systémiques et les interconnexions qui redéfinissent notre rapport au vivant. Le projet ne représente pas la maladie ; il en matérialise l’aliénation — celle d’une chair traversée par la technique et les micro-organismes.