A propos
Ludovic Fleury (né en 1997 à Fontenay-le-Comte) vit et travaille à Paris.
Artiste pluridisciplinaire, il cofonde l’atelier d’artistes Tardigrade (2023) avant de rejoindre le collectif Non-Étoile (2025). Dans la continuité de sa pratique, il intervient auprès de différentes institutions publiques et privées dans le cadre de projets d’art-thérapie, notamment avec la Fondation Art Explora ainsi que l’Hôpital Jean-Jaurès.
Ses récentes expositions collectives ont eu lieu au Rothko Museum, Daugavpils (2025) ; Ekow Galerie, Paris (2025) ; Espace Co-Ex, Ontario (2025) ; Espace 6b, Aubervilliers (2025) ; Collectif Non-Étoile, Saint-Ouen (2024–25) ; Le Sample, Bagnolet (2022–23) ; Galerie Bertrand Grimmond, Paris (2022). Ses œuvres ont été publiées à plusieurs reprises, notamment par la Galerie Al-Tiba9, Madrid (2025) ; Rothko Museum, Daugavpils (2025) ; AATONAU, Osaka (2025).
Son travail est également inclus dans la collection publique du Rothko Museum.
Héritier des peintres de la chair, Ludovic Fleury ancre sa pratique dans une écologie sombre et une poétique brutale du care. Son point de départ est l’expérience de la maladie compagne, celle qui ne s’en va pas. Il la tient pour un prisme critique des tensions contemporaines. Le corps y garde la somme de ses expositions : l’exposome d’une société pharmacologique où ce qui nourrit et soigne empoisonne aussi. Ce que le corps absorbe devient matière. Vulnérabilité et dualité sont pour lui des réalités vécues qu’il transmue en langage pictural.
Avec Trouble de la chair (2024) puis Exposum I et II (2025-26), il affirme une esthétique de la présence, privilégiant la sensation à la figuration. Sa peinture, stratifiée par lavis translucides, retraits et brûlures, déploie des zones où la figure se plie, se fragmente, puis résiste. Dedans et dehors s’y imbriquent, tantôt séparés, tantôt confondus, dans un espace-temps liminal. Tables métalliques, appareillages médico-industriels ou encore lumières néoniques découpent ces lieux sans jamais les fermer tout à fait. Sa palette puise dans l’imaginaire dystopique de l’époque : violets chimiques, bleus nocturnes, bruns de terre brûlée, jaunes soufrés de ciels enflammés.
Plus récemment, son travail descend au ras du sol, là où l’on respire bas, aux côtés de l’humus et des végétaux des marges. Il y peint, entre autres, chardons, chicorées sauvages et coquelicots, ces plantes que l’agriculture industrielle tient pour nuisibles mais qui percent malgré tout des sols saturés de toxines. Des terres, des cendres et des végétaux ramassés sur le terrain se mêlent à l’huile. Les figures se penchent vers l’asphalte et les eaux contaminées. Proche de la crip ecology, qui lit dans les corps vulnérables les premiers signes d’un paysage toxique, sa peinture fait de la fragilité un savoir. Sans promettre la convalescence, Ludovic Fleury peint depuis ce qui faillit, le corps sous contrôle médical comme le geste livré à l’accident, et fait de cette faille une modalité de subsistance.
Contact
- contact@ludovicfleury.com
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- Atelier
- Paris, France